| Historical Trails - Circuits Historiques |
Schumann - Nothum crossroad - Wiltz, Lu
Sentier du Souvenir 1944 -
1945
Memorial Trail 1944 - 1945
![]() |
| © NLM |
![]() |
| © NLM |
Infos : Syndicat d'Initiative Wiltz
Château de Wiltz L - 9516 WILTZ
Tél +352 95 74 44 Fax +352 95 75 56
mailto:siwiltz@pt.lu
Plateau de Hoesdorf - Bettendorf, Lu
Pour informations et détails http://www.nat-military-museum.lu/pageshtml/bulgetrails.php
For details http://www.nat-military-museum.lu/pageshtml/bulgetrails.php
Für Auskünfte http://www.nat-military-museum.lu/pageshtml/bulgetrails.php
Bastogne, Be
Circuit de la Bataille.
Liste des tableaux du circuit:
N° 1 Place Mc Auliffe
N° 2 Noville
N° 3 Recogne
N° 4 Mageret
N° 5 Neffe
N° 6 Marvie
N° 7 Villers - La - Bonne - Eau
N° 8 Monument Patton (Bastogne)
N° 9 Fortin Boggess (point de rupture de l'encerclement par le team Boggess)
N° 10 Assenois
N° 11 Senonchamps
N° 12 Champs
N° 13 Longchamps
N° 14 Hemroulle
N° 15 Caserne Sous Lieutenant Heintz (quartier général
du Général Mc Auliffe)
De
nombreuses photos sont issues de la collection du Musée National d'Histoire
Militaire de Diekirch.
![]() |
| Tableau 1 Place Mc Auliffe |
CIRCUIT de la BATAILLE
Promenade de la Bataille des Ardennes
Bastogne est un lieu important dans l’histoire de la 2ème guerre mondiale.
Afin d’expliquer l’encerclement de Bastogne lors de la bataille des Ardennes qui
a été le dernier sursaut de l’Allemagne nazie, de montrer les lieux, les
personnes, les engins utilisés et surtout montrer le prix qui fut payé par les
soldats et les civils, les autorités communales ont décidés de placer des
panneaux explicatifs aux endroits stratégiques. Sur ces panneaux, les gens
trouveront un petit rappel topographique mais surtout des documents
photographiques pris le plus souvent sur les lieux et de préférence originaux.
Voici l’itinéraire
Tableau n° 1 : Place Mc AULIFFE
En septembre 1944, comme partout en Belgique, les troupes américaines sont
accueillies avec ferveur. Des renforts sont installés aux environs de la
ville. En décembre 1944, la célèbre chanteuse Marlène DIETRICH rend visite à la
garnison et sa présence soutient le moral des troupes. La bataille de Bastogne,
souvent appelée "Offensive von RUNDSTEDT", s'insère dans la bataille des
Ardennes, commencée le 16 décembre 1944 et terminée le 6 février 1945.
Pour Bastogne, les événements prennent fin le 17 janvier 1945.
Phases principales
1.- La course pour Bastogne (du 16 au 22 décembre 1944)
Allemands et Américains tentent de contrôler l'important nœud routier. Sous le
commandement du général de brigade Anthony C. McAuliffe, commandant en second de
la 101e Airborne, 18.000 Américains sont pris au piège de l'encerclement.
2.- Le siège de Bastogne (du 22 au 26 décembre 1944)
Sommé de se rendre, McAuliffe répond par son célèbre "NUTS" ("Des noix ...").
Les conditions atmosphériques permirent le parachutage de ravitaillement en
armement et en nourriture, mais aussi de personnel médical.
La nuit de Noël s'avéra particulièrement pénible pour les civils et les
assiégés, suite aux bombardements de la Luftwaffe.
Le magasin Sarma, route de Neufchâteau, avait été transformé en hôpital pour les
nombreux blessés.
3.- La fin de l'encerclement (le 26 décembre 1944)
Les troupes du général Patton arrivent par la route d'Assenois et, avec le
lieutenant Boggess, opèrent la jonction avec la garnison encerclée. Pour éviter
le danger des bombardements, la population civile est invitée à quitter la ville
et à se diriger vers Neufchâteau, en utilisant le corridor ouvert dans
l'encerclement allemand. Les bombardements nocturnes de la "Luftwaffe" ont causé
d'importants dégâts et provoqué la mort de 20 personnes. Les officiers
américains se rencontrent sur la place du Carré, devant la maison de M. et Mme
LEMAIRE, et vont transmettre les pouvoirs à M. JACQUEMIN. Jusqu'au 17 janvier,
Allemands et Américains s'opposent pour défendre leurs positions. Peu à peu, le
couloir s'élargit et les Allemands sont repoussés vers la frontière grand-ducale.
Le tank de la place McAuliffe
Pendant longtemps, ce tank Sherman fut considéré comme un des engins des troupes
de Patton venues libérer la ville le 26 décembre 1944, c'est-à-dire la 4e Division. En réalité, il appartient à la 11e Division et il fut
immobilisé dans une prairie fangeuse à Renuamont (près de Tillet), après une
attaque des positions allemandes dans le village.
L' histoire complète du char, et surtout celle des membres de l'équipage, est
racontée dans un livre disponible au Syndicat d'Initiative (version bilingue français-anglais).
Renée Lemaire
A quelques pas de la place McAuliffe, rue de Neufchâteau, une plaque rappelle la
mémoire de Renée LEMAIRE, infirmière de Bastogne. Au service de l'armée
américaine dans l'hôpital installé dans le magasin, elle trouve la mort dans le
bombardement de l'hôpital, après avoir réussi à sauver plusieurs blessés.
Tableau n° 2 : NOVILLE



Le 10 septembre 1944, la population de Noville avait accueilli avec
enthousiasme les troupes américaines.
Dès le 18 décembre 1944, McAuliffe envoie le Team Desobry (10e Blindée + 101e Airborne) à Noville. Pendant deux jours, le team
retarde l'avance de la 26e Volksgrenadier et de la 2e Panzer. Beaucoup de soldats sont tués, dont le lieutenant-colonel L. La PRADE,
commandant de la 101e Air
Gravement blessé, Desobry fut capturé avec l'antenne chirurgicale de campagne de
la 326e MEDCO de la 101e Airborne à la Barrière Hinck (où
il avait été évacué) et emmené comme prisonnier de guerre par un groupe de
reconnaissance de la 116e Panzer Division.
Quand les Américains reçurent l'ordre de repli vers Bastogne, ils se heurtèrent
aux Allemands à Foy, mais les rescapés finirent par atteindre la ville.
L'occupation allemande de Noville dura près d'un mois et entraîna le massacre,
par la Gestapo, de civils innocents dont la mémoire est rappelée par "L'enclos
des Fusillés".
La libération du village intervint le 15 janvier, grâce à la 101ème Airborne et à la 11ème Division Blindée, mais le village avait subi
de nombreuses destructions.
Le char installé devant le Bastogne Historical Center, était conduit par le Pvt
Gaza BUTCHO; c'est un des rares engins à avoir réussi le retour à Bastogne.
Après Bastogne, ce char poursuivit la guerre en Allemagne et il était parqué sur
une base américaine, d'où le général Desobry le fit revenir pour l'offrir à
Bastogne.
Tableau n° 3 : RECOGNE
Pendant la bataille des Ardennes, le village de Recogne fut souvent partagé
entre les troupes allemandes et les troupes américaines.
Les civils, réfugiés dans les caves, vécurent dès lors l'angoisse des combats.
Après la guerre, la localité fut choisie comme lieu de sépulture pour les
combattants des deux camps.
1) Le cimetière américain
Créé en 1945, il abrita 2.719 tombes jusqu'en 1948, quand les corps furent, soit
rapatriés aux États-Unis, soit transférés à Hamm (Grand-Duché de Luxembourg), à
Neuville-en-Condroz ou à Henri-Chapelle.
2) Cimetière allemand
Les morts allemands ont été regroupés ici ou à Lommel (Limbourg). Le plus jeune
n'a pas 17 ans et le plus vieux a 52 ans.Depuis 1954, le gouvernement allemand a
confié la gestion du cimetière à l'association "Volksbund Deutsche
Kriegsgräberfursorge". La chapelle et le mur d'enceinte ont été édifiés en
grès rose de l'Eifel.
Profitez de votre passage à Recogne pour découvrir le monument aux Indiens.
Inauguré en 1994, il veut rappeler la présence des soldats indiens dans les
troupes américaines. En allant vers Mageret, avant le chemin de fer et le
village de Bizory, les bois de part de d'autre de la route furent le théâtre de
violents combats, immortalisés par le film de Steven SPIELBERG : "Band of
Brothers". De nombreux fox-holes témoignent encore aujourd'hui de la
lutte que se livrèrent les combattants des deux camps.
LE BOIS DE LA PAIX
Avant d'arriver à Bizory, à gauche, un chemin mène au Bois de la Paix. En 1994,
au moment des cérémonies du 50ème anniversaire de la bataille, à
l'initiative du Comité local de l'UNICEF, des milliers d'arbres furent plantés
et ces lieux sont consacrés au souvenir et à l'hommage aux vétérans américains
de retour pour les cérémonies et aux victimes civiles et militaires belges. Vu
du ciel, le bois prend la forme de l'emblème de l'UNICEF : la mère et l'enfant.
Sur le pourtour de la partie centrale, les villes martyres de la guerre se
présentent sur un panneau et trois arbres symbolisent leur région. L'Union
Mondiale des Villes Martyres de la Paix, créée en 1982 à Bastogne, regroupe les
villes de Verdun (France), Cunéo (Italie), Marzabotto (Italie), Wiltz
(Grand-Duché de Luxembourg), Coventry (Grande-Bretagne), Kalavrita (Grèce),
Kragujevac (Yougoslavie), Volgograd (Russie), Varsovie (Pologne) et Bastogne
(Belgique).
Tableau n° 4 : MAGERET
Le village de Longvilly, à la frontière entre la Belgique et le Grand-Duché,
fut le premier touché par l'offensive allemande, le 18 décembre. En arrivant à
Mageret, le 18 décembre 1944, la Panzer Lehr, commandée par le général BAYERLEIN,
se heurte aux Américains présents jusqu'à Longvilly. Il coupe le team CHERRY et
isole le CC"B" du colonel GILBRETH. Une cinquantaine de chars américains sont
détruits, mais déjà 15 Panther sont hors d'usage. Retardé dans sa progression
par un terrain peu favorable, Bayerlein ne mit pas à profit son avantage pour
progresser vers Bastogne, laissant aux Américains le temps de renforcer leur
défense de la ville. Le village de Mageret resta occupé par les troupes
allemandes jusqu'au 13 janvier 1945.
Tableau n° 5 : NEFFE
![]() |
| L'Officier sur la photo est le Lt. Colonel Cherry - " Team Cherry " |
Entre Mageret et Longvilly, le team du lieutenant-colonel CHERRY tenta, le 18
décembre 1944, de s'opposer à l'avance des troupes de BAYERLEIN, un moment
retardées dans les fanges du bois St-Lambert au-dessus de Mageret. Dès le 19
décembre au matin, un violent combat mit aux prises les blindés allemands,
suivis de fantassins, et un peloton du génie américain. L'incendie du
château-ferme de Neffe obligea le peloton de reconnaissance de Cherry à le
quitter pour se replier vers Mont et Bastogne. Sur la route de Bastogne, un
bataillon du 501ème régiment de la 101e Airborne du
lieutenant-colonel EWELL bloqua l'avance de la Panzer Lehr Division. Les
conditions climatiques épouvantables (gel, neige, brouillard) aggravèrent les
conditions d'existence des civils et compliquèrent les objectifs des
belligérants. Le village de Neffe resta allemand jusqu'au 1er janvier
1945, avant d'être libéré par un groupement de la 6ème Division
Blindée U.S. C'est surtout de Neffe que la ville de Bastogne fut pilonnée. La
ligne de chemin de fer entre Benonchamps et Bastogne servit au transport des
troupes et des munitions avant l'Offensive, mais la Résistance se manifesta par
des sabotages.
Tableau n° 6 : MARVIE
Le premier affrontement entre les belligérants se passe le 20 décembre 1944
entre une unité de la Panzer Lehr division (qui continue l'encerclement de
Bastogne) et la compagnie C du bataillon de génie de la 101ème Airborne et le team O'HARA. Venant des bois de Marenwez, les Allemands tentent à
plusieurs reprises de s'emparer du village en flammes et atteignent, la veille
de Noël, le ruisseau qui coupe le village en deux. Des mouvements de troupes
américaines, amorcés dès le 26 décembre, quand les troupes de Patton réussirent
la percée par Assenois, permirent enfin à la 6ème Division Blindée de
dégager le secteur. La population civile, ballottée entre les belligérants, paya
un lourd tribut en vies humaines, au village ou dans les environs, en tentant
d'échapper aux combats. Le vétéran américain Leo LEBLANC, devenu citoyen de
Bastogne, (décédé le dimanche 16 mai 2004 à Bastogne) passa la nuit de
Noël dans la grange de la ferme NISEN et il se souvient d'une bombe qui traversa
le mur épais, sans exploser, mais le rendit sourd pendant un moment. Il
rencontra, en 1999, des aviateurs américains qui bombardèrent le village et il
se trouva face à face avec ceux qui faillirent le tuer ...La libération du
village intervient le 9 janvier 1945.
Tableau
n° 7 : VILLERS-LA-BONNE-EAU
Occupé dès le 19
décembre 1944 par une unité de parachutistes allemands (5e Fallschirm
Jäger Division), le village fut soumis au feu de l'artillerie américaine et
compta ses premières victimes civiles. De violents combats mirent en présence
les unités allemandes et américaines à Villers-La-Bonne-Eau, Lutrebois et
Lutremange que les Allemands voulaient garder pour progresser vers la Nationale
4 et couper ainsi la route Arlon-Bastogne. Le 3 janvier 1945, trente personnes
furent emmenées vers le Grand-Duché, sous la garde de trois soldats. Elles
furent libérées par les Américains le 11 janvier.
Tableau n° 8 : Monument PATTON

Le général PATTON
Depuis le 16 décembre 1944, Patton commande le 3ème Armée U.S.
(300.000 hommes) dont le front s'étend de la frontière
franco-luxembourgeoise à Saint-Avold. De son Q.G. établi à Nancy, Patton se
préparait à lancer, le 21 décembre, une offensive de grande envergure. Il
fut averti de l'offensive allemande en Ardenne et, le 17 décembre, son chef,
le général Omar BRADLEY, lui ordonna d'envoyer des renforts. La
contre-attaque démarre sur un front s'étendant de Habay-la-Neuve à Mersch.
La prière de Patton
La scène se passe dans la chapelle de l'hospice de Luxembourg, où se trouve
le Quartier Général de Patton. Le 23 décembre au soir, il vient de recevoir
le bilan des pertes humaines de ses troupes et, tourné vers le crucifix qui
orne la chapelle, Patton dialogue avec Dieu. Le chef du service de presse et
quelques officiers présents ont noté les termes de cette conversation.
A l'attention de ses soldats et officiers, Patton adressa ses vœux de Noël
et, au verso de la carte, une prière.
Vœux
"J'ai toute confiance en votre courage, votre dévouement et votre adresse au
combat. Nous marchons avec toute notre puissance vers une victoire complète.
Que Dieu bénisse chacun d'entre vous en ce jour de Noël."
Prière
"Père tout puissant et généreux, nous t'implorons humblement de ta grande
bonté de retenir ces pluies exagérées qui s'opposent à nous. Donne-nous du
beau temps pour la bataille. Aie la bonté de nous entendre, nous les soldats
qui faisons appel à Toi pour que, le bras armé par Ta puissance, nous
avancions de victoire en victoire, écrasions les méchants qui s'opposent à
nous et fassions régner Ta justice parmi les hommes et les nations. Amen."
Le 26 décembre, les troupes de Patton opèrent la jonction avec la 101ème Airborne, encerclée dans Bastogne.
Ce n'est que le 28 janvier 1945 que les troupes de Patton réussirent à
occuper à nouveau la ligne de front du 16 décembre 1944.
Le 21 décembre 1945, le général Patton décéda des suites d'un accident de la
circulation dans la région d'Heidelberg, la veille de son retour aux
États-Unis. Selon son souhait, il fut inhumé au milieu de ses soldats et il
repose au cimetière militaire américain de Hamm, près de Luxembourg.
Le monument
Le monument en l'honneur du général PATTON a été inauguré le 8 septembre
1963, en présence du petit-fils du général Patton, le lieutenant John
WATERS.
Il est l'œuvre du sculpteur RAU.
Tableau n° 9 : FORTIN BOGGESS
Lorsque la 101ème Airborne arriva à Bastogne, le 326ème bataillon de génie fut chargé de défendre la zone entre Marvie et la route
de Neufchâteau. A Remoifosse, il intercepta les émissaires allemands chargés
de remettre l'ultimatum à Mc Auliffe, le 22 décembre 1944. Ils reçurent la
réponse bien connue : "NUTS !".
Le 26 décembre 1944, venant d'Assenois, le team BOGGESS, avant-garde
de Patton, élimina d'abord un groupe d'Allemands près du fortin. Ce fortin
DEVÈZE (du nom du ministre belge de la Guerre) faisait partie d'une série
d'ouvrages construits pour défendre la neutralité belge vers 1935. Le team
Boggess entra alors en contact avec les défenseurs de la ville, tapis dans
les fox-holes. L'encerclement était rompu. Les jours suivants, les troupes
américaines de la 11e Blindée et du 87e d'Infanterie
s'employèrent à maintenir, puis à élargir, ce corridor qui leur
assurait le ravitaillement et permit aussi l'évacuation de civils.
Tableau n° 10 : ASSENOIS
La contre-offensive de PATTON démarre le 22 décembre 1944 et les blindés
rencontrent une vive résistance, notamment à Hompré, où le général KOKOTT,
commandant de la 26ème Division de Volksgrenadier, a son QG. Le
26 décembre, dans la matinée, Remichampagne est libéré. Dans l'après-midi,
le capitaine James H. LEACH occupe le carrefour de Clochimont. Le village
d'Assenois était occupé par les parachutistes du 5. Fällschirmjäger Division
et le 37ème régiment de Volksgrenadier, lorsque le team BOGGESS
fit son entrée au milieu des tirs d'artillerie américains, le 26 décembre
1944, profitant aussi de la diversion créée par les parachutages dans les
environs de Bastogne. De furieux corps à corps (fusil, baïonnette, poignard)
opposèrent les belligérants. Les forces américaines nettoyèrent le village
et le château et certains soldats américains s'illustrèrent au point de
mériter la plus haute distinction américaine : la médaille d'honneur du
Congrès américain. Une plaque rappelle les exploits du Pvt James R. HENDRIX,
de la 4th Armored Division. Remettant la médaille à un jeune
soldat, Patton a déclaré : "Je donnerais mon âme pour cette médaille".
Le 27 décembre, le général TAYLOR, commandant de la 101ème Airborne, en congé aux États-Unis, revint à Bastogne. C'est par Assenois
qu'arriva donc le ravitaillement et que les blessés de Bastogne furent
évacués. Les troupes américaines (la 87e Infanterie et la 11e Blindée) réussirent à maintenir ce corridor ouvert, malgré les tentatives
allemandes, le 30 décembre, depuis les bois de Marenwez d'une part (les
restes de la 1ère SS Panzer et la 167e Volksgrenadier), et à l'ouest de Bastogne d'autre part (la Füher Begleit et
le 3e Panzergrenadier). Le long de la route de Bastogne à
Neufchâteau, une stèle rappelle le point extrême de l'avance des troupes
allemandes :
ICI FUT ARRÊTÉ
L'ENVAHISSEUR HIVER 1944-45
Tableau n° 11 : SENONCHAMPS
Le 20 décembre,
le village voisin de Sibret tombe aux mains des troupes allemandes. A
Senonchamps, se trouve surtout de l'artillerie : 420e, 755e,
969e ; c'est une bataille d'artillerie avec des gros calibres de
155 mm qui s'engage le 21 décembre 1944. Le Kampfgruppe KUNKEL, du 26e Grenadier, venu de Sibret et Villeroux, bouscule les Américains, mais grâce
à des renforts américains (surtout le 796e AAA), l'assaut est
repoussé. Le lendemain, le même scénario se reproduit et le village se
retrouve dans la zone encerclée, avant d'être abandonné par les Américains
le 24 décembre. Ils n'y reviendront que le 2 janvier. Les villages des
environs ont parfois payé un lourd tribut de guerre. De toutes les maisons
du village de Chenogne, une seule tenait encore debout ... Le château
d'Isle-la-Hesse servit un moment de Q.G. américain.
Tableau n° 12 : CHAMPS
Le 502ème régiment de la 101e Airborne du
lieutenant-colonel Steve A. CHAPPUIS, s'occupe de la défense du village,
avec, à sa gauche, le 327e d'infanterie planée. Le Q.G. est
installé au château de Rolley. La nuit de Noël, l'artillerie allemande se
fait entendre et le général KOKOTT mène une attaque sur Champs par la 15e Panzergrenadier et le 77e régiment de la 26e Volksgrenadier, avec comme objectif final de s'emparer de Bastogne. Des
combats de tanks se déroulent sur la route entre Champs et Hemroulle, tandis
que des combats corps à corps continuent à Champs. Tous les Panzers sont
détruits, sauf un. Le texte retrouvé sur le tableau de l'école de Champs,
écrit par un officier allemand, est le témoignage émouvant de l'horreur des
combats.
" Möge die Welt nie mehr solche Weihnachtsnacht erleben ! Nichts ist
schrecklicher, als von Mutter, Frau und Kindern, von Waffen niedergestreckt
zu werden.
Entspricht es der Menschenwürde, der Mutter einen Sohn zu rauben, der
Gattin den Ehemann, den Kindern ihren Vater ?
Das Leben wird uns geschenkt, um einander zu lieben und zu achten.
Aus den Ruinen, dem Blut und dem Tode wird wohl eine brüderliche Welt
geboren werden."
(s.) Ein deutscher Offizier.
"Que jamais le monde
ne vive semblable nuit de Noël ! Mourir par les armes, loin de ses enfants,
de son épouse et de sa mère, rien de plus cruel.
Ravir un fils à sa mère, un mari à son épouse, un père à ses enfants,
est-ce digne d'un être humain ?
La vie ne peut être donnée et acceptée que pour s'aimer et se respecter.
C'est du tableau des ruines, du sang et de la mort que naîtra sans doute la
fraternité universelle."
(s.) Un officier allemand
Tableau n° 13 : LONGCHAMPS
Le village de
Longchamps fait partie du même dispositif de défense que Champs,
c'est-à-dire qu'il était attribué au 502ème régiment de
parachutistes du lieutenant-colonel Steve A. CHAPPUIS, avec, sur sa droite,
le 506e bataillon, qui défend le périmètre jusque Foy . Cette
zone des combats resta la plus calme jusqu'au 3 janvier 1945, quand eurent
lieu les premiers affrontements avec la 9ème SS Panzer Division
(ou ce qu'il en reste) . Pendant deux jours, les forces allemandes tentèrent
de percer le dispositif mis en place par le 502ème régiment, bien
aidé par un régiment de défense anti-aérienne qui, malgré des pertes en
hommes sérieuses, tinrent bon. Pour les survivants, l'endroit mérita le nom
de "misery wood" ... Par centaines, des soldats allemands perdirent la vie
dans la cuvette de Fays. Le 12 janvier 1945, le 502ème régiment
fut relevé par une unité de la 11ème division blindée U.S.
Tableau n° 14 : HEMROULLE
Le village de
Hemroulle fut un des seuls villages à rester dans la zone d'influence
américaine pendant le siège de Bastogne. Lorsque, le 22 décembre 1944, la
neige fit son apparition sur le plateau de Bastogne, le bataillon de
parachutistes du major John D. HANLON obtint des draps de lit de la
population pour pouvoir se camoufler. Après la guerre, le major Hanlon
revint avec des draps de lit offerts par sa ville natale, Winchester, et
procéda à la distribution des draps aux familles du village. Une plaque
commémorative est dédiée aux parachutistes américains du 463e Bataillon d'Artillerie de Campagne et habitants d'Hemroulle dont le
comportement et la résistance, le jour de Noël 1944, permirent d'arrêter les
blindés allemands à proximité du village. Seul, un char allemand parvint à
Hemroulle, venant de Champs. Ses occupants furent faits prisonniers alors
qu'ils se croyaient déjà à Bastogne, aux mains de leurs troupes ...
La zone de Savy et de Sans Souci fut un des lieux de parachutages de l'armée
américaine, apportant les indispensables renforts à la garnison assiégée.
Tableau n° 15 : Caserne Sous-lieutenant HEINTZ
Le général Troy
H. MIDDLETON, commandant du VIIIème Corps d'Armée, est installé à
Bastogne depuis le mois d'octobre. Du 16 au 19 décembre, il dirigea les
opérations des troupes américaines pour contrer l'offensive allemande, avant
de céder la place au général de brigade Anthony C. Mc AULIFFE, venu de Reims
avec la 101ème Airborne, qui s'installe à la caserne
Sous-Lieutenant Heintz..
Le 22 décembre, McAuliffe reçut l'ultimatum allemand du général von Luttwitz
et y répondit par "NUTS". Dès le 23 décembre, le ravitaillement par air
permit de remédier à la pénurie en munitions, produits médicaux, nourriture
et matériel divers. La nuit de Noël se passa dans l'incertitude des
événements, à l'abri dans les caves, dont l'une devint célèbre. En janvier
1945, suite aux bombardements de la caserne, le Q.G. fut transféré à
Isle-la-Hesse et aux environs de Villeroux. Le 5 janvier 1945, un camion de
munitions explosa dans la cour des Marronniers du Séminaire, le long de la
voie ferrée Bastogne-Gouvy.
Des tourelles de char ont été placées aux entrées de la ville après la
guerre. Actuellement, elles se trouvent à proximité des panneaux du circuit.
Celle qui se trouvait sur la route du Mardasson, près du pont enjambant la
ligne de chemin de fer de Bastogne à Benonchamps-Wiltz, a été déplacée de
l'autre côté de la route.
Les plaques émaillées NUTS ont rejoint des collections privées ...
LE MARDASSON
De la caserne, votre itinéraire vous conduira au point final de ce
circuit : le Mémorial du Mardasson, près du Bastogne
Historical Center, connu depuis de nombreuses années pour la richesse de ses
collections. où vous
attend le dernier panneau explicatif.
Borne terminale de la Voie de la Liberté
Depuis les plages de Normandie, où eut lieu
le débarquement allié, le 6 juin 1944, des bornes jalonnent le parcours des
troupes libératrices, sur un parcours de 1.145 kilomètres. Sur chaque borne,
une torche allumée rappelle celle que brandit la statue de la Liberté à New
York. Les lignes ondulées, au bas de la stèle, évoquent les vagues de la mer
et, au sommet de la borne, les étoiles font penser à celles du drapeau des
États-Unis.
La dernière borne de ce parcours se trouve peu avant le Mémorial du
Mardasson.
Voie de la Liberté
Road to liberty
La distance de Sainte-Mère-Eglise
à Bastogne est de 1145 KM (route empruntée par l'armée du Général Patton).
La borne 0 (zéro) se trouve donc à Sainte-Mère-Eglise mais il existe également
une borne 00 (double zéro) à Utah Beach.
Pour plus d'informations suivre les liens
http://www.normandiememoire.com/1_musees/objectif_06_fr.htm
http://www.lvdl.fr/
http://www.bastogne.be/vdl/historique.html
http://www.bastogne.be/vdl/edition2005.html
![]() |
| Dernière borne de la Voie de la Liberté sur le
site du Mardasson à Bastogne, Be. Celle ci porte le N° 1147 - la 1145 se trouve sur la Place Mc Auliffe et la 1146 près de la Maison Mathelin. |








